LE DOSSIER

Je suis né dans l’Est du Canada en 1975, le benjamin d’une famille de dix enfants.
Nous avons grandi dans un foyer aimant. Certaines années, nous avions davantage, d’autres moins, mais il semblait toujours y avoir assez.
Nos parents ont travaillé dur pour subvenir à nos besoins. À certaines périodes, ma mère travaillait à l’extérieur de la maison; à d’autres, elle restait à la maison pour s’occuper de la famille. Mes deux parents nous ont appris que la responsabilité n’était pas quelque chose dont on parlait. C’était quelque chose que l’on assumait.
Cela m’est resté.
Des années plus tard, lorsque j’ai fondé Vach Cittoni, le parfum n’était pas l’objectif initial.
La marque a commencé avec des montres.
J’étais attiré par ce qu’une montre représentait : le style personnel, l’attention aux détails et la façon dont un objet bien choisi pouvait devenir une partie de la manière dont quelqu’un se présente. Le parfum a d’abord été introduit comme un accessoire aux montres.
Mais il n’est pas resté un accessoire longtemps.
Plus je passais de temps avec le parfum, plus il me fascinait. Il évoluait sur la peau, se développait au fil du temps et pouvait laisser une impression bien après le départ de la personne qui le portait.
J’ai voulu le comprendre en profondeur.
Je voulais savoir pourquoi certains parfums restaient équilibrés tandis que d’autres perdaient leur caractère. Je voulais comprendre comment les ingrédients interagissaient, comment un parfum évoluait à chaque étape du porté et ce qui lui permettait de rester mémorable des heures plus tard.
Avec le temps, les montres ont disparu.
Le parfum est resté.
Ce n’était pas la voie la plus facile. C’était la plus difficile.
La courbe d’apprentissage a été abrupte. J’ai dû comprendre le développement des parfums, la production, les essais, l’emballage, la conformité, l’approvisionnement, la tarification, l’expédition, le marketing et la réalité de bâtir une entreprise de parfumerie sans les ressources d’une maison établie.
Il y a eu des erreurs. Des décisions que je prendrais différemment aujourd’hui. Des idées qui ont coûté du temps et de l’argent sans mener là où je l’espérais. Des relations se sont créées, et certaines se sont perdues en chemin.
Toutes les leçons n’ont pas été faciles, mais chacune est devenue une partie des fondations.
Je n’ai jamais voulu lancer quelque chose simplement parce que cela sentait bon au premier abord. Un parfum doit résister à la vie réelle. Il doit rester équilibré, reconnaissable et donner envie d’y revenir des heures plus tard.
Chaque parfum Vach Cittoni est porté, évalué, ajusté et testé dans la vie réelle.
Rien n’est lancé simplement parce que c’est presque prêt.
Il répond au standard, ou il n’avance pas.
Nous apprenons encore. Nous affinons encore notre façon de travailler, les personnes avec qui nous travaillons et ce que nous sommes prêts à placer sous le nom Vach Cittoni.
Ce qui existe aujourd’hui est une maison de parfum indépendante axée sur un développement réfléchi, une production limitée et des parfums que je suis fier de défendre.
Il n’y a aucune course pour lancer davantage.
L’objectif est de continuer à progresser, de rester honnête sur le travail et de créer quelque chose de plus fort à chaque étape.
L’histoire continue de s’écrire, et je suis sincèrement enthousiaste à l’idée de ce qui vient ensuite.
— Vach Cittoni
